Citation du moment
"Moi, si un jour je prends l'avion, je monte dans la boîte noire"
entendu dans le café Dionysos, Extrait de Brèves de Comptoir.

Un terme tendance qui me semble avoir été créé par le marketing. Et bizarrement, je m’en méfie. Je suis partagée entre deux
idées :
quand on me balance ce terme, c’est celui de l’équilibriste. Il
fait ses pirouettes, agrippé à son trapèze, et on lui demande de « lâcher prise ». Bref, de se laisser aller au risque (plus que certain) de tomber dans le vide. Et ça, étrangement, n’est pas très
rassurant. Lâcher prise pour moi, c’est un peu avancer sans filet et sans mesurer les risques.
biberon de son dernier qui est mal passé), le cheveu gras, le poil dru sous les
aisselles et toujours une pelle à tarte ou un marteau à la main en train de faire quelque chose d’utile pour la maison. Bref, la fille qui ne s’occupe plus d’elle et qui vit entièrement pour les
autres. Et là, j’imagine la bonne copine ou un professionnel, un peu psy, qui lui dirait de s’occuper un peu d’elle et de « lâcher prise » sur ces devoirs de « bonne mère tradi’ ». Et là, je ne me
reconnais pas vraiment.
Le lâcher prise, c’était pour certains une tisane au pissenlit, ou quelques gouttes d’élixir de
fleurs ou encore un coucher de soleil (un peu trop simple, non ? ). Et puis, il associait souvent ce mot à une sorte de « zénitude. » Calme, relaxation, encens, etc. Et comme on trouve aussi de
tout sur Internet, je suis aussi tombée sur un site un peu plus pro’ et qui avait une explication plus intéressante sur le terme « lâcher prise ». Pour eux, ce n’est pas comme beaucoup
pourraient le penser, juste, se relaxer. Non, lâcher prise, ce serait « baisser les armes », atteindre une sorte de sérénité, qui nous permettrait de faire tout glisser sur nous, sans jamais nous
toucher. Tentant, non ?
Facile de nous dire de « baisser les armes » alors que dans notre société actuelle, c’est la lutte
perpétuelle. Pour avoir un boulot, pour avoir une place dans le métro, pour se faire entendre, pour avoir un appart’, pour rencontrer quelqu’un. Notre
société nous apprend et nous oblige à nous battre continuellement et à nous protéger avec un bouclier en béton armé. Et puis, moi, je vois aussi gros comme une maison dans ce fameux « lâcher prise
» le côté, j’apporte moins d’importance aux choses. Ok mais comment les obtenir, si on n’a pas la rage, l’envie, la persévérance qui peut être un véritable moteur ? Bref, je ne suis pas prête de,
totalement, lâcher prise. Et vous ?
J'adore ta citation " j'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé"
Ca donne envie d'être heureux du coup !!
Lacher prise, sans baisser les bras, c'est un bon compromis, non?